Cela semble trop beau pour être vrai. La Grande-Bretagne pourrait bien se retrouver face à une aubaine absolue en matière de papillons.
Le professeur Richard Fox ne cherche pas à édulcorer les choses. Le responsable scientifique de la conservation des papillons, basé à Newton Abbit, dans le Devon, est convaincu que nous sommes sur le point d’assister à un été exceptionnel d’amis ailés. Sa logique ? La météo.
“Nous avons eu cette source chaude incroyablement chaude et cette chaleur continue”, explique Fox.
Cette période de sécheresse n’a pas seulement asséché votre pelouse. Il a mis la population aux commandes pour un « spectacle fantastique et haut en couleurs ». Jardins. Campagne. Le pays tout entier est prêt à accueillir.
Comment repérer les gros chiffres
L’association souhaite que des milliers de personnes se mobilisent et rejoignent le Big Butterfly Count. La méthode est d’une simplicité trompeuse :
- Sortez.
- Trouvez un endroit ensoleillé.
- Regardez pendant 15 minutes.
Enregistrez les observations. Fait.
Ne vous attendez pas à du glamour si vous êtes sur le trottoir.
“Vous pourriez juste voir une poignée de papillons à ce moment-là dans votre jardin standard.”
Mais allez plus loin. Dans les morceaux les plus sauvages. Dans les zones riches en fleurs.
“Si vous entrez dans un grand endroit riche en fleurs, vous pourriez en voir des dizaines ou des centaines.”
La différence réside dans la qualité de l’habitat. Le temps chaud déclenche l’activité. Les fleurs les alimentent. Vous avez besoin des deux pour obtenir ces décomptes qui plairont à tous. Fox parie sur l’engagement des gens. Il veut que les chiffres s’accumulent.
Pourquoi la chaleur au Royaume-Uni est importante pour les populations
Les papillons ont le sang froid. Ils ont besoin de chaleur pour voler, s’accoupler et se nourrir. Un printemps chaud accélère leur cycle de vie. Les œufs éclosent plus vite. Les chenilles grandissent plus vite. Les adultes émergent plus tôt et ont plus de chances de pondre un autre lot.
Mais ce n’est pas seulement une question de chaleur. Le « temps chaud persistant » réduit les risques de mortalité pour de nombreuses espèces pendant les mois critiques de vol. Lorsque l’on combine un printemps sec (qui favorise souvent certaines plantes hôtes) avec des températures estivales élevées, les conditions deviennent presque optimales pour les populations d’espèces comme l’amiral rouge et l’hespérie petite.
Le décompte dure quelques semaines chaque mois de juillet. Il est conçu pour être facile. C’est intentionnel. Si vous habitez près de prairies ou de broussailles riches, les chiffres que vous enregistrez éclipseront probablement ce que voient les jardiniers urbains.






























